Publication de l'ordonnance du 23 mars 2006 réformant le droit des sûretés
texte intégral sur l'ordonnance du 23 mars 2006
www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=JUSX0600032R
L'ordonnance n° 2006-346 du 23 mars 2006 relative aux sûretés a été publiée
au journal officiel.
Les sûretés garantissent l’exécution d’une obligation et ont pour finalité d’assurer au créancier le remboursement de sa créance en cas de défaillance du débiteur. Elles sont essentielles au bon
fonctionnement de l’économie.
Le droit français des sûretés, dans une large mesure issu du code civil de 1804, doit être réformé pour le moderniser, le simplifier et faciliter le
recours au crédit, notamment par les personnes âgées.
L’ordonnance a pour objet :
- d’améliorer la lisibilité du droit des sûretés en regroupant l’ensemble de la matière dans un seul livre du code civil
- de simplifier la constitution des sûretés réelles mobilières en consacrant, notamment, le gage sans dépossession qui permet à un débiteur de conserver l’usage de la chose qu’il met en gage
- de rendre possible le gage par une entreprise de ses stocks sans dépossession pour lui permettre d’obtenir de la trésorerie pour investir tout en conservant l’usage de ses stocks
- de faciliter la réalisation des sûretés en mettant notamment fin à la prohibition du pacte commissoire. Les parties pourront ainsi convenir, dès la constitution du gage mobilier, que le bien
deviendra la propriété du créancier en cas de défaillance du débiteur
- de modifier les règles applicables au gage portant sur un véhicule automobile en le soumettant à un régime unique figurant dans le code civil
- de moderniser le droit de l’hypothèque en allègeant ses coûts et en simplifiant sa mainlevée et sa purge
- de consacrer l’hypothèque rechargeable qui permet à un débiteur, qui a déjà constitué une hypothèque, de ne pas en constituer une nouvelle pour garantir des crédits successifs dans la limite
du montant maximal prévu lors de l’hypothèque initiale
- de créer le prêt viager hypothécaire qui permet à un propriétaire d’un bien immobilier d’obtenir une somme d’argent au moyen d’un prêt garanti sur son immeuble remboursable au décès de
l’emprunteur ou lorsqu’il vend l’immeuble.